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Someday, I was a Drow

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MessageSujet: Someday, I was a Drow Lun 30 Sep - 16:42



Someday, I was a Drow

La Forteresse, a century before

Too many years have gone since this time...

Oropher Arendil
Ce sont les mains tachées de sang que je reviens fièrement au sein de la Maison Arendil, noble bâtisse installée sur l'un des sommets de la cité, palais composé de rien de moins que quatre immenses stalagmites entourant une stalagtite centrale, toutes reliées entre elles par un astucieux système de passerelles rendant invisible de l'extérieur quiconque les franchit, le temps de la traversée. Ceci évidemment afin de prévenir tout risque d'assassinat à l'arbalète de poing, l'arme préférée de mon peuple. Les balcons en adamantite surplombant le gouffre en contrebas du palais ajoutent une touche de luxe à l'ensemble du bâtiment, quoiqu'à mon goût, rien de cette demeure ne puisse rivaliser avec les splendeurs de la seconde Maison, située à l'angle opposé de la cité. Néanmoins, il vaut parfois mieux préférer l'utile à l'agréable, et la sobriété de notre demeure ne cache pas moins de défenses qu'une autre, bien au contraire. Car ce ne sont pas moins de cinq grandes prêtresses, deux en devenir et trois prêtresses de rang inférieur, doublées de deux puissants sorciers, d'un maître d'armes et d'un assassin de renom, ainsi que d'une armée de plus de deux-cents soldats, qui sommeillent dans cette bâtisse, attendant l'heure de frapper, ou de rendre les coups.

C'est le capuchon baissé sur les épaules et la cape flottant derrière mes pas, me moquant peu de discrétion, que je gravis la dernière montée de roche menant au complexe cristallin qu'est la troisième Maison de la Cité, goutant encore au sang perlant sur mon visage dans la remémoration du souvenir de mon dernier meurtre. Car, au sein de ce clan, plus que le second fils de notre Matrone, et de ce fait noble, de sang et de rang, le rôle me définissant le mieux est celui d'exécutant de ma mère. Bien plus doué d'une dague que d'une épée, capable de me montrer parfaitement invisible et indétectable dans ces ombres pourtant fort bien connues de mon peuple, et montrant plus de talent dans la furtivité que dans la masse - bien que ne m'être jamais pris de dague dans le dos prouve tout de même ma valeur dans ce jeu - je n'avais pas mis bien longtemps, malgré mon jeune age, à me faire une solide réputation. Trop solide sans doute, comme je suis le premier à guetter le poignard qui me prendra la vie, lorsque mon attention faiblira, que ma prudence s'assouplira. Car je connais le monde dans lequel j'évolue, et son plus grand précepte ; "tuer ou être tué", il n'y a pas de règle plus simple en ce bas monde.

Pour l'heure, c'est avec un souffle à peine plus rapide qu'à l'ordinaire que j'achève de monter le long du chemin abrupt, seule voie d'accès, hormis la falaise à pic que je surplombe à présent du regard. Regard qui se perd finalement sur la Cité en contrebas, et principalement sur la partie de la Cité d'où je viens, devinant aisément, de la vision infra-rouge qualifiant ceux de ma race, les sortilèges de protection levés autour de la 13th Maison, dont le fils ainé, un puissant thaumaturge, craint de bien des guerriers, vient de rendre son dernier soupir, facilité par la dague de nouveau rangée dans ma botte. Un sourire cruel me vient aux lèvres comme je songe à l'inutilité de ces sorts, de faible résistance en rapport avec la puissance de notre clan. Pauvres fous ayant cru pouvoir nous atteindre, goutez à présent à la meilleure spécialité des elfes noirs : la vengeance. Pour ma part, cette vengeance était d'ailleurs une question bien personnelle, mon dernier échec à renvoyer ad padres ce fils de catin m'ayant valu une main carbonisée et un passage à tabac exemplaire de la part de ma sœur ainée, Liriel... Quand j'ose l'imaginer prendre un jour la place de notre mère à la tête de la Maison, je fais des projets de déménagement... Néanmoins, lui tenir tête est l'un de mes jeux préférés, et même si je sais que, malgré mon succès, je finirais certainement à fond de cellule aujourd'hui encore, c'est un passe-temps auquel je ne sais pas résister.

Me détournant du spectacle "nocturne" - dans la nuit éternelle de la Forteresse, seule le pilier de Narbondel, illuminé chaque jour pour un cycle de vingt-quatre heures, par le Sorcier de la Première Maison, peut vraiment indiquer le "jour" et la "nuit" - de la cité presque endormie, je passe le portail de la demeure, avançant d'un pas sûr dans les corridors que je ne connais que trop bien pour en avoir compté chaque marche durant mon enfance. Arrivé devant la grande porte à double battant menant à la salle de réunion de notre clan, où, en ces temps de guerre, je n'ai nul difficulté à savoir trouver ma famille, je ne prend pas plus la peine de m'annoncer que d'attendre que l'on m'autorise à y pénétrer pour ordonner aux soldats gardant l'entrée d'ouvrir la porte. J'avance fièrement dans la pièce, offrant mon regard le plus assassin à mes deux sœurs ainées, pensant certainement corriger l'inopportun comme leurs mains se portent un peu trop facilement à leurs maudits fouets, avant de poser un genou à terre devant ma mère, baissant suffisamment le regard pour lui être respectueux, mais suffisamment peu pour lui offrir la vue de ma peau tachée de sang, mes cheveux même, plus si blancs après tel amusement.
"Je te vois fier, mon fils. As-tu été victorieux?"
Un sourire machiavélique aux lèvres, je relève le visage dans sa direction, écartant légèrement les bras, brillants de sang et d'autres restes dont il est inutile de préciser la nature, avant de me relever, comme le veux le protocole.
"La Maison Er'duil a perdu la meilleure pièce de son échiquier cette nuit, Mère Matrone."
"Je savais que tu ne me décevrais pas deux fois. Mais donne moi donc les détails que tu te délecte d'avance de nous raconter."
Je manque de peu commettre l'impair de répondre à la menace. La première fois que j'avais tenté d'attaquer ce sorcier, l'unique raison pour laquelle j'avais osé me représenter de nouveau devant ma mère avait été la trop grande souffrance causée par ma main brulée jusqu'à l'os, qui avait nécessité plusieurs jours avant que je ne puisse seulement plier les doigts, malgré les soins magiques qu'elle avait reçu. Cela avait en plus eu le mauvais gré de retarder ma seconde tentative de meurtre à l'égard de ce sorcier, car un assassin incapable de se servir de l'une de ses mains n'est pas bon à grand chose.
"Je n'avais aucun intérêt à vous décevoir de nouveau, Mère. Ma dague a rencontré son cœur et l'a extirpé de sa poitrine. Mais même ainsi, ce fils de catin s'accrochait à la vie. J'ai donc pris la liberté de m'amuser, le temps qu'il ne se vide de son sang..."
"Et nous voyons à quel point tu t'es amusé, mon frère. Au delà du nécessaire, à n'en pas dout..."
Je me retourne subitement vers l'origine de ces paroles, ne trouvant aucun intérêt à attendre la fin de sa phrase pour répliquer, la fusillant du regard.
"J'ai offert chacune de ses supplications à notre déesse, ma sœur. Lloth approuve mes pratiques, elle est la source d'inspiration de mes...
"TU OSES couper la parole à une grande prêtresse? N'apprendras-tu jamais à tenir le rang qui est tien, stupide mâle?"
Le regard acéré que je lui renvoie parvient toujours à faire reculer les plus jeunes de mes sœurs. Cependant, Liriel est une autre paire de manches, et son fouet claque bientôt à mes pieds. Mise en garde que n'importe quel Drow censé prendrait en compte. Cependant, le regard dardé dans celui de Liriel, je tressaille à peine lorsque le fouet s'abat une première fois sur moi, ne lui faisant le plaisir ni de reculer, ni de crier, le regard restant droit et fier devant elle. Je connais cependant, malgré mon apparente rebuffade, les limites à ne pas franchir, et n'irait certainement pas tenter d'empêcher le fouet de s'abattre, encore et encore. Pas quand une dizaine de femmes drows, toutes supérieures à moi, sont dans la même pièce que moi, leurs fouets prêts à frapper. Je suis utile, non nécessaire, et ma mort ne chagrinerait aucunement les membres de notre clan.





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MessageSujet: Re: Someday, I was a Drow Sam 12 Oct - 21:36



Too many years have gone since this time...

Oropher Arendil
Atteindre la Maison de mon ennemi sans me faire remarquer n'avait été qu'un début, une première étape à la mission périlleuse qui m'avait été confiée. A présent que je me trouvais devant la rangée de champignons géants entourant la bâtisse, il me fallait faire preuve de réflexion et de tactique afin de déterminer lesquels d'entre eux se trouvaient être des hurleurs, capables de sonner l'alarme bien au delà des limites de cette demeure. Et assurément, avertir la moitié de la cité de ma présence n'était aucunement mon but! Néanmoins, j'avais durant plus de deux dizaines observé l'activité régnant aux alentours et dans les parties visibles de l'extérieur de cette Maison, aussi il ne m'était qu'aisé de savoir par où me faufiler pour ne pas réveiller ces sombres gardiens, quoique cet itinéraire me rendait sans nul doute parfaitement visible de la garde. Mon arbalète de poing, habilement dissimulée dans la paume de ma main, fit cependant rapidement son œuvre comme les deux gardes les plus susceptibles de me repérer s'effondrèrent bientôt dans un bruit sourd, étouffé par les capes et manteaux qui les recouvraient entièrement. Je me précipitais ensuite dans le palais, seul mon manteau flottant dans mon dos indiquant ma présence en ces lieux que je connaissais fort bien pour m'y être rendu quelques jours plus tôt. La douleur sous-jacente de ma main gauche à peine remise de ma dernière excursion en ces lieux était d'ailleurs là pour me rappeler de ne pas commettre deux fois la même erreur... celle de sous-estimer un sorcier.
Dans les sombres ténèbres de la cité, seul l'intérieur d'une Maison drow dont les membres se préparent à l'attaque parvient à être plus sombre encore... ça, et les profondes cavernes des Kobolds, dans les entrailles des profondeurs de la cité. Cette obscurité, loin de me desservir, était pourtant ma meilleure alliée, comme j'évoluais tel une ombre dans les couloirs sans fin de ce labyrinthe que peut être une Maison Drow. Ce que je prit pour une éternité plus tard - quelques minutes en vérité - je trouvais enfin mon premier but, une porte à doubles battants ouvragées, gravée d'une immense araignée entourée d'une myriade d'autres, plus petites, toutes magiquement animées d'une chaleur rendant possible de les voir par la vision infrarouge. Je prends sous mon manteau l'artefact que m'a confié notre propre sorcier - peut-être ou peut-être pas mon père d'ailleurs, pour ce que j'en ai à faire... - le posant dans le plat de ma main avant de tendre le bras vers la porte. Les plus petites des arachnides, bien qu'elles semblaient parties intégrantes de la porte, s'écartèrent aussitôt, tandis que l'araignée centrale repliait ses pattes griffues...

Le hurlement de douleur résonnant dans les étages inférieurs de la Maison Arendil a du satisfaire bien des oreilles. Cependant, la douleur m'est si insupportable, au sortir du coma protecteur dans lequel mon esprit s'était réfugié, que retenir ce cri m'était impossible. Comment pourrait-il en être autrement alors que des vagues de souffrance semblent remonter de la moindre parcelle de mon corps déchiré par les crocs venimeux des fouets serpents de mes sœurs?
Jeter un œil autour de moi - ou du moins, de ce que je peux voir, étendu sur le dos que je suis - me fait rapidement comprendre que, loin de me trouver dans mes appartements, c'est dans l'une des maudites cellules de notre résidence que j'ai été abandonné.


Il était là. Il avait toujours été là, plongé dans l'une de ces transe de sorcellerie dont je ne parviendrais jamais à comprendre l'utilité et la logique. L'une de ces choses réservées aux sorciers qui leur fait dire que les guerriers manquent terriblement d'esprit. En y repensant, un sourire mauvais flotte sur mes lèvres. Lequel de nous manque suffisamment d'esprit pour faire une cible d'apparence si aisée, immobile et ailleurs comme il l'est actuellement? Cependant, mon heure n'est pas encore venue, le signal pas encore reçu, et je doute que le pentagramme dans lequel se trouve ma cible ne fasse que retenir les esprits à l'intérieur... de surcroit, je ne compte pas affronter un démon majeur à cause de mon impatience! C'est la raison pour laquelle je profite de l'inattention du sorcier pour me dissimuler dans les ombres de la pièce, attendant l'occasion de frapper.




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petite ecriture : flashback
ecriture normale : présent

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