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[Intrigue] Quelque chose à dire ? [Libre]

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MessageSujet: [Intrigue] Quelque chose à dire ? [Libre] Mar 7 Mai - 9:16

HRP:
 


La grande place de Reniar, un peu avant midi.

Le soleil était haut dans le ciel. Assise sur un banc, sur la grande place de Reniar, je regardais depuis un moment déjà le manège incessant des commerçants et des promeneurs. Ceux-ci étaient venus pour marchander pour la plus part, ou juste pour flâner dans les rues. Les enfants jouaient et criaient, s’amusant avec un rien, un morceau de bois par ci, un petit arc inoffensif par là. Seul les plus aisés ont des vêtements dignes de ce nom, dans la ville. Certains quartiers sont très pauvres, alors que d’autres sont riche. Je ne comprends pas pourquoi les gens ne s’entraident pas, dans les grandes villes. Nous, chez les elfes, si quelqu’un est dans le besoin, on l’aide, alors qu’ici, ce n’est pas du tout comme ça. Enfin, les gens sont ainsi et on ne peut rien y changer.

Je me lève enfin du banc, et prends mon sac en cuir, que je porte à mon épaule. Je marche à grands pas vers le marché, ou je pourrais peut-être échanger quelque chose d’utile contre un poignard, ou un outil. Alors que j’examine les étalages, des brides de voix me parviennent. Je n’y porte d’abord pas attention, mais il me semble que c’est une discussion importante, lorsque j’entends le mot « enlèvement ». C’est vrai que beaucoup d’enlèvements d’enfants ont lieux en ce moment. D’après ce qu’on dit, ils disparaissent dans tous les peuples, même chez les drows. Ce que je doute. D’ailleurs, comment pourrait-on le savoir ? Ils ne sortent presque jamais de leur abîme, et quand ils le font, ils ont bien trop peur de se faire voir. Comme beaucoup des miens, je suis quasiment persuadé que ce sont les elfes noirs qui enlèvent nos petits.

« …village à été mis à sac ce matin, un de mes soldats vient de me rapporter les faits… »

Encore !? Les villes et villages n’arrêtent pas d’être pillés. Les lieux de ces crimes sont trop éloigner les uns des autres pour que se soit une bande de voleurs. Non, c’est bien organisé. Jamais un indice de laissé, rien qui pourrait indiquer qui a fait ça. Au moins, ils ne tuent personne c’est déjà ça. Ils enlèvent quelques enfants, et prennent tout ce qui a de la valeur. Les femmes sont trop bouleversées par la perte de leur enfant pour parler, et les hommes ne se souviennent généralement de rien.

« Qui pensez vous que se sont ?
-Je crois que les...»


Je fus emporté par une marré de gens, incapable d’entendre la fin de la phrase. Zut, pour une fois que c’était intéressant ! J’essaye de me faufiler entre les personnes présentes ici, serrant bien fort mon sac contre moi, pour essayer de retrouver les deux personnes qui discutaient de ces choses si importantes. Je me demande bien qui pouvaient être ces deux hommes. Surement un général, car il a clairement dit qu’un de ses soldats l’avait prévenu, mais l’autre ? J’entends un cri, assez proche de moi. Le silence fait place un instant. Un deuxième cri. Puis des hurlements apeurés. Les gens s’en vont en courant dans tous sens, fuyant certainement quelque chose. Je me dis que ça ne peut être en rapport qu’avec les deux hommes. Redoublant d’efforts, j’atteins enfin mon but. Un cercle de personne s’est formé autour d’un corps étendu, baignant dans son sang. Un guérisseur s’approcha du corps.

« Mort. »

Ce mot résonna comme le coup d’un marteau sur une lame chaude. Je regardais les alentours. Pas de trace du deuxième homme. Celui étendu par terre était bien le général, et il avait surement quelque chose de capital à révéler. Quelqu’un devait l’en empêcher.

Flash Back.

Eliana était loin de se douter de ce que pouvait s’être dit les deux hommes. Le soleil pointait à l’horizon, éclairant peu à peu le Royaume. Un village dans les territoires humains, au bord de la côte, venait d’être mis à sac. Les restes de maisons incendiés jonchaient le sol, les femmes serraient contre elles leurs enfants qui n’avait pas disparu, rassemblé sur la place. Les hommes étaient assis sur des bancs, se tenant la tête entre leurs mains, les yeux grands ouvert, incapable de prononcer un mot. Les enfants n’osaient pas bouger, pas parler, pas jouer. Même les arbres, les animaux et la terre semblait retenir leur respiration, espérant le retour des disparus. Un homme arriva en courant ans le village, et s’arrêta prêt des hommes. La respiration haletante, semblable à celle d’après une course, il demanda :

« Que c’est il passé ? Qui a fait ça ? On a vu de la fumé, je suis donc venu voir, et… »
Un villageois haussa les épaules.
« Nous ne savons pas. On ne se souvient de rien. Juste des flammes, du bruits, des cris et des pleurs. C’est tout.
-Vous avez bien vu quelqu’un non ?
-Non. »


Le silence régna un instant, avant que quelqu’un se lève, les mains tremblantes.

« J’ai vu. Et je me souviens.
-Parlez bon sang !
-A votre général. »


Le soldat, résigné accepta, et courut chercher l’homme demandé. Il revint quelques minutes plus tard.

« Parlez maintenant, je suis là.
-Pas ici. »


Ils partirent donc s’isoler tous les deux, au pied d’une maison en ruine.

« Cette maison été la mienne, et celle de mon père. Ils ont enlevé ma fille, et…
- Qui sont-ils ?
- Je n’ai pas vu distinctement leurs visages, mais ils étaient grands, très grands. Ils avaient une allure étrange. Quand ils sont arrivés, les nuages sont devenus plus épais, des éclairs zébraient le ciel, comme s’ils amenaient l’orage avec eux. Je crois savoir qui ils sont.
-Qui alors ?
-Je n’en suis pas certain, mais surement que… »

Le villageois ne finit pas sa phrase. Les yeux ronds, une giclée de sang sortit de sa bouche. Il porta les mains à sa gorge, et arracha le carreau, ce qui eu pour effet d’accélérer sa mort. Un tir d’arbalète avait assassiné le seul témoin qui aurait pu parler. Mais le général avait compris. Compris qui commettait tous ses enlèvements, qui pillait les villes. Il fallait qu’il s’entretienne avec un homme de confiance. Le plus vite possible.
Fin du flash back.


La grande place de Reniar, un peu après midi.
« Qu’on emmène son corps ! »

Cet ordre résonna dans ma tête un moment, puis quelqu’un s’exécuta. Cet homme avait quelque chose à confier, et il était mort. De plus l'homme qui l'accompagnait avait disparu. Après enlèvements et pillage, serait ce le début d’une série de meurtre ?
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Quelque chose à dire ? [Libre] Mar 11 Juin - 23:24

Suivant son petit rituel, Taklin enfila l'allée commerçante de la capitale de Denoroï, sa longue robe d'un pourpre festif flirtant en continu avec le sol dallé et irrégulier du quartier le plus animé de Reniar. Voilà plus d'une semaine qu'il logeait au Mille épices, dans l'étroitesse bon marché d'une chambrée au lit dépourvu de puces. Sa bourse remplie d'or aurait largement pu lui permettre de séjourner dans un établissement plus prestigieux, mais, pour d'obscures raisons, sa préférence demeurait tournée vers des enseignes aux prestations modestes. Le parfum d'aventure, de promiscuité familière, et l'inimitable absence de saveurs d'un maigre petit-déjeuner, le renvoyaient à ses errances passées, au temps jadis où, mage sans le sou et inexpérimenté, il lui fallait battre la campagne pour espérer dénicher de quoi gagner sa croûte.

* S'il se trouvait à Tronjheim une charmante naine à m'attendre, serais-je tout de même reparti vers l'horizon ? *

La question méritait amplement d'être posée, tant elle touchait au cœur d'un des drames de la vie de Taklin : sa solitude. Plus jeune, il avait connu l'amour. Plusieurs fois, souvent au cours de missions donnant aux idylles l'intensité et la passion d'un feu glacé. Puis venaient les adieux, les séparations. L'aventurier s'en retournait à ses sentiers, et les belles à leurs soupirants déjà installés.

* Au moins ne suis-je pas mort, sous les griffes d'un basilique, ou dévoré par un Worg.... * Relativisa le tricentenaire en observant, l’œil compréhensif, une bande de gamins se courir après en riant à gorge déployée.

Reniar battait le rythme d'une vie grouillante d'activité comme un muscle cardiaque chassant le sang vers les organes. Ses citoyens, aux mœurs et aux apparences très variables, mêlaient presque toutes les races en un mariage heureux.
Presque, car peu de visages dans le masse arboraient la carnation sombre, la chevelure blanche et pure ainsi que les atours aux motifs arachnéens des Drows. Il n'avait jamais fait bon être originaire d'En-Dessous, sur Denoroï, et la conjoncture aurait plutôt eu tendance à empirer ce clivage racial. Une défiance que regrettait - à titre purement personnel - le magicien court sur pattes, sans toutefois jeter la pierre aux détracteurs des fils et filles de la déesse-araignée. Les préjugés sur les elfes noirs ne se basaient hélas pas que sur de l'ostracisme de bas étage, ces derniers ne dissimulant ni leurs inclinaisons au pillage, ni leur culture séculaire de la violence et des tromperies.

* Et c'est l'un d'entre eux que je projette de recruter pour une mission... Les dieux se plaisent effectivement à jouer de l'ironie du sort. *

Un cri voisin tira Taklin de ses considérations théologiques. Fronçant ses sourcils si épais qu'on eut pu les confondre avec des chenilles soyeuses, il rechercha du regard l'origine du hurlement, isolant non loin un attroupement naissant. Mû par son intuition, l'abjurateur s'élança aussi promptement que le lui autorisaient ses jambes de nain, usant de sa forte carrure et de ses épaules pour se frayer un chemin jusqu'au centre des curieux, qui dialoguaient à voix basse, une main placée devant leur bouche pour afficher l'effroi que leur procurait le spectacle offert à leur vue.
Un homme aux rides naissantes gisait, là, dans une mare de sang, une plaie béante à hauteur de sa trachée. Consterné, le natif des montagnes du sud vint chercher le pouls de cette victime, sa longue barbe et ses vêtements l'identifiant automatiquement comme un clerc pour le reste de la foule. Sans surprise, l'humain, protégé sur tout le corps par une armure de bonne facture, avait déjà poussé son dernier soupir.


« Mort. »

Souffla Taklin en se redressant, la semelle de ses bottes imprimant une découpe fuselée dans le sang mêlé à la poussière cernant le moribond. Après s'être agenouillé de nouveau pour baisser les paupières du défunt, le magicien plissa les lèvres, fourbu. On avait assassiné un homme, ici, en pleine rue. Au sein même de la capitale ! Quelle sombre époque vivait-on ?

* Priorité au mort, ne l'oublions pas ! Il ne doit pas être livré aux charognards, ni laissé à la vue des enfants. *

« Qu'on emmène son corps ! »

Pria le courtaud de sa voix de crécelle, dans laquelle perçait la supplique d'un vieux nain qui ne désirait pas rompre avec les traditions mortuaires. Enterrer une dépouille constituait un rituel universel lors d'un décès ; ne pas s'y plier revenait à insulter la mémoire du disparu. Peu adapté à la tâche, le pratiquant des arcanes profanes railla aussitôt de ses pensées l'idée d'interroger la victime elle-même pour en apprendre plus sur les circonstances du meurtre. La Nécromancie était une bien noire branche de la Magie, et s'y adonner sur un être vivant demeurait un acte de salissure, aux yeux du montagnard barbu. De même, il exclut toute tentative de Divination, pour des motifs plus personnels, cette fois (son statut d'Abjurateur lui interdisait la pratique de la Divination... De plus, le tricentenaire n'avait jamais tant considéré les devins comme de vrais mages que comme des fabulateurs et des charlatans). Non, si recours aux sortilèges il devait y avoir, ce serait une fois la foule interrogée. Qu'aucun des citoyens de Reniar rassemblés n'ait vu ou entendu ne fusse qu'une parcelle d'indice ayant trait au responsable frôlait l'impossibilité. S'adressant donc aux badauds de tous poils, le voyageur venu de Tronjheim apostropha :

« Qui a vu ce qui s'est passé ? Y a-t-il des témoins, parmi vous ? Ou quelqu'un qui puisse au moins me donner l'identité de la victime ? »
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Quelque chose à dire ? [Libre] Jeu 20 Juin - 0:56


QUELQUE CHOSE A DIRE?
Intrigue.
A ceux qui se posent - raisonnablement - la question de la présence d'un Drow dans cette cité respectable que peut être Reniar, je répondrais que mes oignons ne concernent que moi, avant de me demander, tout de même, ce qui a bien pu me démasquer sur ma nature, mis a part mon toujours problématique manteau trop sombre me dissimulant trop bien du soleil et de la vue des passants. Enfin, ces derniers ne devant véritablement pas s'attendre à ce qu'un elfe Drow déambule dans leurs rues trop lumineuses et peuplées, je dois au pire des cas passer pour l'un de ces assassins écumant les basses ruelles en quête du voyageur isolé. Ce qui n'est pas plus mal, pour tout dire, car, après tout, l'assassinat ne fait-il pas partie intégrante de ma vie, de même que le larcin et l’appât du gain? De toute façon, je ne reste pas bien longtemps dans l'artère principale, ma main serrée sur la garde de mon épée, les jointures blanches de tant me retenir de la dégainer, m'engouffrant rapidement dans une rue adjacente pour finir par escalader un toit bas et parcourir la cité depuis son sommet, ce qui me permet, en plus d'avoir un bien meilleur point de vue sur les raisons de ma présence en ces lieux, d'échapper a cette foule étouffante dans laquelle il n'en aurai pas fallu beaucoup pour que mon professionnalisme et ma retenue fondent comme neige au soleil et que je ne commette quelque massacre difficilement imputable à un autre que Drow, me faisant certainement rapidement repéré, car je ne fais pas confiance aveugle à ce nain de ne pas me dévoiler aux yeux de tous si ses plans venaient à être gâtés par quelque complication de ma part. Toute confiance est une faiblesse, et toute faiblesse conduit à une mort certaine. Pourquoi donc s'en encombrer?
Oropher Arendil
Taklin Holderek
Eliana K. Naïa
Cela fait trop longtemps que je ne suis pas monté à la surface, pour sur, car le vacarme de cette cité commerçante et vivante me vrille les tympans en comparaison du calme mortel de la Forteresse, ou du silence mortifère régnant dans les Territoires Hostiles. Installé agenouillé sur l'angle d'un toit, j'observe en silence la populace en contrebas, prenant le temps de faire un repérage des alentours comme de toute manière le voyage de la Forteresse a ces lieux, même s'il n'a guère été de tout repos, a été dans l'ensemble plus rapide que je ne le pensais au premier abord. Une agitation soudaine dans la foule me fait dresser l'oreille comme le cri d'un être à l'agonie, au milieu des hurlements terrifiés, monte jusque là où je me situe. Je passe extrêmement rapidement en vision infra-rouge, le temps suffisant pour me bruler les rétines au soleil de l'après-midi, afin de repérer l'exact emplacement du mourant, si mourant il y a bien, grace aux dégagements de chaleur au sol. En effet, au milieu de cette masse rouge vive de vagues de chaleur aucunement identifiable au cas par cas, je localise aisément la forme dont la chaleur quitte suffisamment rapidement le corps pour comprendre qu'il s'agit de ma victime. Enfin non, pas la mienne, celle que j'ai repéré! Pour une fois que je n'ai encore bougé le petit doigt pour commettre une quelconque agression, je tiens tout de même à le souligner.
Revenant rapidement en vision simple, passant un instant la main sur mes yeux clos pour les soulager de la brulure qu'il viennent de subir, je quitte mon poste d'observation pour m'approcher, toujours par dessus les toits, jusqu'à me trouver suffisamment proche pour observer, de la vue acérée que mon sombre héritage me confère.
Observant les moindres détails de la rue en contrebas, je remarque aisément la différence entre le peuple tentant de partir rapidement, emmenant les plus jeunes à l’écart avec un empressement me poussant à une douce raillerie - comment apprendre a des enfants a se défendre si on les éloigne de tout ce qui pourrait les atteindre? - et ceux commençant a prendre part à l'enquête à venir au sujet de la mort apparemment non naturelle de cet homme. Que d'ennuis pour un crime dont le coupable ne sera certainement pas retrouvé. Dans le domaine de Lloth, les choses sont bien plus simples. Pas vu, pas pris, autant dire qu'un meurtre sans témoin est aussi vite oublié que le dernier esclave Kobold qu'une prêtresse a envoyé voler de l'une des terrasses de sa demeure pour se défouler.
Je m'attarderai bien davantage, pour avoir le plaisir de me rire de la stupidité de ces races inférieures - elfes, humains, nains, tous au même rang, même si les raisons qui me font détester chacune de ces races sont différentes les unes des autres - cependant je sais sentir venir le moment pour moi de disparaître, et la présence à présent de plusieurs thaumaturges, desquels émane une certaines puissance, est pour moi un signal efficace de départ. Les mages ne sont que des lâches, ne choisissant la voie de l'Art que parce que leur talent pour l'épée est inexistant, et qui bien souvent terminent leur vie à cause de leurs propres sortilèges, cependant, même de loin, un sort peut aisément passer la barrière de mes armes ou de mon armure. Sales lâches.
C'est donc naturellement que je me laisse tomber de mon promontoire ardoisier jusqu'à l'obscurité couvrant la ruelle au dessus de laquelle j'avais eu la bonne idée de me placer avant de disparaître dans l'ombre, le reflet bleu métallique offert par le bois huilé de mon arc et la penne de mes flèches comme unique indice de ma présence en ces lieux.
Dans la cité capitale, tous les crimes ne sont pas affaire de Drow.


Fiche de Narja pour Never Utopia et Bazzart

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Quelque chose à dire ? [Libre] Dim 30 Juin - 16:50


Quelque chose à dire ?

Taklin Holder & Oropher Arendil & Eliana K. Naïa


Tout c’était précipité, et je n’avais pas remarqué que l’homme qui était venu faire le constat de la mort du général était un nain. Je ne le vis que lorsque les gens commencèrent lentement à retourner à leurs occupations habituelles, murmurant sur leur passage et ébruitant la nouvelle de la mort. D’abord des enlèvements, puis des pillages et des destructions massives de villages, et maintenant un mort. Pourvu qu’il n’y en ai pas plus, sinon les Contrées deviendront bien hostiles. Déjà que l’entente entre les peuples n’était pas vraiment au beau fixe –surtout envers les drows-, si tout le monde commençait à accuser son voisin, la guerre éclaterait à coup sur. Je sortis de mes pensées lorsque la voix du nain s’éleva non loin de moi. Il devait presque crier pour couvrir le bruit que faisaient les gens sur leur passage.
 
« Qui a vu ce qui s'est passé ? Y a-t-il des témoins, parmi vous ? Ou quelqu'un qui puisse au moins me donner l'identité de la victime ? »
 
Je jetai un regard circulaire autour de moi, pour chercher des yeux quelqu’un ayant vu la scène. Des personnes murmuraient entre elles, mais personne ne semblait s’avancer vers le nain. Peut être n’avaient ils rien vu ni entendu, ou peut être avait il peur de révéler quoi que se soit à un inconnu. Je considérai que c’était le devoir d’un habitant des Contrées d’informer quiconque pourrait aider à mettre fin à ces sombres agissements. C’est donc pour cela que je m’avançais d’un pas résolu et assuré vers l’habitant des montagnes.
 
« J’ai entendu cet homme parler avec quelqu’un d’autre. » Lui dis-je de ma voix chantante. « Mais je préférai en parler à l’abri des oreilles indiscrètes. » Lançais-je en jetant un regard méfiant aux personnes qui nous regardaient d’un œil un peu trop soutenu à mon goût. « Je connais un endroit où nous serons tranquille. »
 
Joignant le geste à la parole, je l’invitais à me suivre en direction d’une ruelle déserte –ou du moins le croyais-je. Une fois entre les murs étroits des maisons, je jugeais le nain du regard. Il n’avait pas l’air hostile, mais il ne faut jamais ce fier aux apparences. C’est pourquoi, ma main droite dans une poche, je serais entre mes doigts la garde d’un poignard fabriqué par mes soins. Je ne savais pas si je pouvais vraiment faire confiance à ce nain au nez proéminant commun à son espèce. Qu’est ce qui me dit qu’en le renseignant, je n’aidais pas les Contrées, mais au contraire l’ennemi ? Je ne savais pas vraiment ce qui me poussait à lui faire confiance. Pesant le pour est le contre, je choisis de lui dire ce que j’avais entendu. Il n’y avait rien de capital ou de compromettant dans les informations que j’avais entendu.
 
« Je n’ai pas vu le deuxième homme. Je ne saurais pas vous dire à quoi il ressemble… En revanche, j’ai entendu ce qu’ils se disaient. Ils parlaient du pillage d’un village ce matin même. Quand le mort allait dire qui était les coupables, j’ai étais emmené dans la foule. Quand j’ai réussi à revenir près d’eux, pensant qu’ils continuaient leur conversation, il y a eu des cris, et l’homme était mort. L’autre avait disparu… »
 
Pendant que je parlais, ce n’était pas le visage de l’homme de toute à l’heure qui me revenait à l’esprit, mais celui de mon père, au visage calciné. Je me revoyais, pleurant à côté de lui, le tenant dans mes bras et ne voulant pas le lâcher. Je me maudissais de ne pas avoir réussis à l’empêcher d’aller dans sa forge en flamme. Je l’avais pourtant supplié. Je sentais les larmes me monter aux yeux, mais je ne voulais pas pleurer. Je me repris, en essayant difficilement de penser à autre chose. Je regardais autour de nous. Je croyais que nous étions à l’abri des oreilles indiscrètes mais apparemment non. Il y avait là un drow.
© MISE EN PAGE PAR IMWITHSTOOPID D'ARTSOUL


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Si je pouvais oublier,
j'oublierais
Où sont le cheval et le cavalier ? Où est le cor qui sonnait ? Ils sont passé comme la pluie sur les montagnes, comme un vent dans les prairies. Les jours sont descendus à l’ouest derrière les collines, dans l’ombre. Comment en est-on arrivé là ?