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« No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END]

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MessageSujet: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mar 28 Jan - 15:31


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
Elladan & Aliénor

Assise sur mon trône, mon regard balaye la grande salle du château de Valor. Ils sont nombreux à s'être rassemblés ici pour les doléances. Il est de mon devoir de reine d'entendre les supplications de mon peuple et d'agir en conséquence pour leur bien-être. Pourtant, cette tâche peut parfois se montrer barbante et il n'est pas rare que j'observe le soleil se coucher derrière les fenêtres pour me distraire. Cela ne m'empêche pas d'écouter d'une oreille attentive et de conseiller avec soin. Mes mains pendent de chaque côté de mon trône et caressent le poil chaud et soyeux de mes deux loups apprivoisés : Néron et Brutus. Sagement allongés sur l'estrade, ils fixent les inconnus. Ils n'ont pas une attitude agressive, en réalité ils sont plus curieux qu'autre chose. Un paysan est en train de m'expliquer que les enfants de la ferme voisine passent leur temps à voler les pommes sur son pommier dont les branches débordent de sa propriété. C'est un éternel dilemme qui est bien connu, car l'arbre lui appartient mais techniquement ce qui se trouve en dehors de son domaine, les fruits, appartiennent à la communauté. Je l'écoute sans l'interrompre, puis écoute la version des enfants accusés de vol. Chacun a des arguments convaincants, mais il va falloir que je prenne une décision pour les départager. Faisant preuve de modération et de douceur, je décide de ne punir personne et de trouver un terrain d'entente.

« L'arbre appartient au paysan qui l'a planté. Les fruits qui dépassent appartiennent à la communauté. Vous-même monsieur Lionas êtes trop âgé pour monter récolter les fruits. Voici donc ce que j'ai décidé : les enfants auront le droit de cueillir les fruits et d'en manger la moitié. Ils apporteront l'autre moitié à monsieur Lionas afin de le remercier d'avoir planté cet arbre et de lui faciliter la tâche. Allez maintenant, justice est rendue. »

Tous s'inclinent avec respect et partent, contents d'avoir le profit qu'ils étaient venus quémander. Cette affaire était la dernière, la salle du trône est donc désormais vide en dehors des gardes et de mon conseiller. Un sourire s'étire sur mes lèvres un instant, puis s’efface lorsque Néron se redresse et se met à grogner en fixant la grande porte. Mes sourcils se froncent une minute avant que les battants ne pivotent, laissant entrer deux gardes qui traînent derrière eux quelqu'un de salement amoché.

« Qu'est-ce-que cela ? » Dis-je de façon neutre.

Les gardes s'inclinent et présentent l'inconnu comme un elfe trouvé hors de la ville. Plusieurs plaies ouvertes barrent son corps et son sang goutte sur le dallage. Mon regard s'assombrit. Les récents événements incitent à la prudence, mais je ne peux tolérer qu'un homme soit ainsi traité et souffre à l'intérieur de ma cité. Lorsque les gardes proposent de jeter l'elfe dans les geôles, mon expression est plus froide et plus cassante qu'une tempête de blizzard.

« Non. Cet homme sera accueilli comme il le mérite. Trouvez lui une chambre confortable, allumez lui un feu, préparez lui des vêtements propres et donnez lui de quoi retrouver des forces. Je m'occuperai personnellement de le soigner. »

Je me tourne alors vers mes deux loups. Du doigt, je leur montre le pauvre elfe blessé, les encourageant à escorter les gardes. Plus tard, j'entre dans la chambre de l'inconnu avec l'espoir qu'il soit éveillé et capable de m'expliquer qui il est et ce qui lui est arrivé.


___________________________________________

Elladan ≈ Parfois il suffit d'un sourire et de quelques heures pour trouver l'âme sœur.



Dernière édition par Aliénor Ravenlime le Jeu 7 Aoû - 16:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mar 28 Jan - 23:30

Elladan & Aliénor
« No ce ammaer ab lû thent... »
Comment ça, je me jettes toujours dans les ennuis? C'est même pas vrai d'abord! Et même si ces deux derniers mois, j'ai testé le troll mal dégrossi, les souterrains où vivent toutes sortes de créatures dont les Drows mêmes se méfient, avec en prime la compagnie de l'un de ces elfes sombres, et une caverne de gobelins, je ne considère pas encore être atteint de folie. Et s'il me faut davantage constituer ma défense, je rajouterai qu'à mon age, soit 400ans et des pâquerettes, j'ai eu milles occasions de me faire tuer et n'ai jamais réussi à l'être, alors, pourquoi rester sagement chez moi à attendre que les orcs arrivent sous mes fenêtres? De toute façon, de chez moi, je n'en ai plus depuis que cette elfe de malheur s'est installée sous le toit de mon père.
Ce n'est donc qu'un combat de plus à venir pour moi lorsque je vois la masse sombre formée par une troupe d'orcs arriver au loin. Le nombre prévu me fait me méfier, cela est vrai, mais j'ai toute confiance en mon cheval pour me tirer des ennuis si vraiment d'autres options que la fuite ne s'imposent pas à moi. C'est peut-être pour cela que je prends tout de même l'initiative de me prévoir une fuite, comme je choisis mon terrain avant que les orcs ne soient sur moi. Mon terrain, ou ni plus ni moins qu'une cuvette, car, même si cela risque de me handicaper pour leur tirer dessus au départ, cela me permettra de ne pas leur offrir un point de vue des plus utiles pour me tirer comme un lapin en cas de fuite. Étant proche des contreforts des monts des nains, je leur fait ensuite toute confiance pour trouver dans les environs quelque grotte où me dissimuler, même si j'aurai fort à faire à négocier avec ces courts-sur-pattes qui ne veulent jamais comprendre que si j'étais un ennemi mon épée traverserait leur gorge avant qu'ils ne commencent à parler.

Mais assez parlé des nains, mon problème du moment se trouve être la troupe d'orcs arrivant sur moi, et je prends mon arc en main dès qu'ils se trouvent assez près pour que je puisse les tirer. Une flèche, deux flèches, et ce sont presque une dizaine d'entre eux qui tombent sous le coup de mes tirs avant qu'ils ne se montrent suffisamment proches pour que je remette mon arc à mon épaule pour dégainer mon épée. Deux orcs tombent encore sous mes coups, bien qu'un coup de hache m'abime sérieusement la jambe, et au hennissement de douleur de mon cheval, je le soupçonne également d'avoir été touché. Je le fais reculer autant que possible pour le sortir de la masse, bataillant de mon épée pour lui libérer la voie.
Sans que je ne vois rien venir, cependant, le poids d'un orc me sautant dessus fait tomber ma monture à terre, et je reste à terre alors que le cheval se relève pour mieux s'éloigner. Je tente de me relever pour me retrouver à genoux, un orc tenant un arc devant moi. J'avais pas dit que je sous-estimais mes adversaires? Alors qu'une première flèche me transperce l'épaule, je parviens à remettre la main sur mon épée, la levant ensuite à hauteur d'orc afin de lui trancher la tête. Si je dois y rester, je compte en emmener le plus possible avec moi. La satisfaction d'avoir entrainé un orc de plus en enfer est cependant bien vite remplacée par la souffrance lorsque je sens l'acier d'une épée me traversant les cotes, et je m'effondre bientôt face contre terre.

Combien de temps suis-je resté ainsi inconscient? Sans doute dois-je être heureux d'avoir passé suffisamment pour mort pour ne pas me faire tuer réellement. Néanmoins, la douleur me ferait bien chavirer de nouveau si je n'avais pas conscience que je n'aurai peut-être pas deux fois la même chance. Une ombre devant mes yeux me fait relever le regard pour apercevoir les sabots de mon cheval, ayant apparemment décidé que je n'étais pas un si mauvais parti, et j'attends qu'il se couche devant moi pour me trainer sur sa selle, sachant qu'il saura trouver où m'emmener.

Ses pas me paraissent durer des heures, et je me concentre sur le rythme de sa boiterie pour me faire une idée du temps passé, même si je perds bien vite le compte de ses foulées. Au bout de ce qui me semble être des jours, incapable de tenir davantage, je m'effondre de ma selle, et le pas de l'étalon s'éloignant est la dernière chose que je perçoit avant de sombrer de nouveau. Lorsque je reprends conscience, je me trouve balloté sur le garrot d'un cheval, mais cet éclair de lucidité n'est guère long.

J'ai chaud, et j'ai mal. Donc, si j'ai bien appris ma leçon, j'suis vivant. Parait qu'on a froid et qu'on se sent bien quand on est mort, alors... Par contre, si quelqu'un veut bien éloigner le cheval qui m'écrase les jambes, j'suis pas contre. J'ouvre les yeux avant de les refermer pour éviter de me faire aveugler de la lumière, et je place ma main devant mon visage avant de les rouvrir, remarquant aussitôt que je ne connais absolument pas l'endroit où je me trouve. Où est-ce qu'il m'a emmené cette fois-ci? Quand au poids sur mes jambes, je réalise dans le même temps que, loin d'appartenir à un cheval, c'est à un loup que je le dois. Euh, qu'est-ce qu'un loup fait ailleurs que dans sa forêt à tenter de bouffer mon cheval? Bon, je dirai que tant qu'il n'essaye pas de me bouffer...
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mer 29 Jan - 19:12


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
Elladan & Aliénor

Lorsque je rentre dans la chambre, l'elfe est à moitié éveillé. C'est déjà un soulagement de savoir qu'il a suffisamment récupéré en quelques heures pour être capable d'entrouvrir les yeux. Surprise, je découvre en revanche que Néron s'est confortablement étalé sur les pieds du pauvre homme. C'est donc avec un air sévère que je dépose une petite tape sur le bout de son nez.

« Ah Néron ! Daro i ! Tolo hi ! » Dis-je en le grondant en elfique.

Vexé, le gros loup saute sur le sol et va s'installer contre son frère tout blanc qui s'était sagement allongé sur le dallage, lui. Je lève les yeux au ciel en soupirant et prend une chaise pour la mettre à côté du lit. Mon regard croise pour la première fois celui de mon nouveau protégé, et une certaine connexion étrange se produit. Je mets plusieurs secondes à m'en remettre. Je le fixe, ainsi, les lèvre entrouvertes, hésitant presque à retenir mon souffle. Il n'est pas entièrement elfe, je peux le sentir. Un demi-elfe, comme moi ? Quelle coïncidence ! Malheureusement le temps n'est pas encore aux présentations enjouées. Il souffre et je dois d'abord dégager les flèches, désinfecter les plaies, recoudre... Je suis heureuse d'avoir l'aide de la médecine elfique pour cela.

« Je suis désolée, mes loups ne vous feront pas de mal, le noir a juste un peu de mal à ne pas confondre les gens avec des coussins. » Dis-je en faisant une tentative d'humour.

Sans plus de cérémonie, j'écarte un peu les draps pour contempler le haut du corps de l'inconnu. Il a une flèche dans l'épaule mais je ne crois pas qu'elle soit profondément ancrée. Le reste en revanche est profond, plusieurs entailles et notamment une qui barre le torse en diagonale. Je prend un air concentré et tire vers moi une vasque pleine d'eau claire et d'une éponge. Avec une grande délicatesse j'humidifie le tour de la flèche pour retirer le sang et mieux voir ce que je fais. En même temps que je tire le cure-dent hors de sa chair, je me contente de faire la discussion pour détourner son attention de ce que je fais.

« Man eneth lín ? Moi c'est Aliénor Ravenlime, vous êtes à Valor, ma cité. »

Enfin, d'un petit coup sec, je retire la tête de la flèche avant de déposer un baume fait à base de plantes pour désinfecter la plaie en profondeur. Je soupire devant l'ampleur des dégâts, je vais avoir du pain sur la planche, on dirait que ce garçon a le don de s'attirer des ennuis. En ces temps de tensions, ça pourrait être l'oeuvre de n'importe qui. Nains, hommes, drows, orcs, elfes, nous sommes tous plus ou moins en guerre sans l'être. Pour ma part, je pense que l'ennemi est tout autre que nos peuples, mais personne ne prend en compte mon avis, alors ça n'a pas beaucoup d'importance. Je refuse simplement de me mettre au même régime que les autres et d'enferme dans mes geôles tous les inconnus que je croise dans mes rues.

« Vous avez eu de la chance. Cette flèche a raté de peu votre coeur. »

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Jeu 30 Jan - 1:24

Elladan & Aliénor
« No ce ammaer ab lû thent... »
C'est dans un semi-brouillard que j'aperçois quelqu'un s'approcher de moi, et je me demande si je ne rêve pas quand je vois son visage au dessus de moi. Une tête d'elfe, des mots elfiques, tandis que je sens le poids du loup s'éloigner de moi, et je lève un sourcil intrigué, pensant avoir fait le tour d'à peu près toutes les infirmeries du territoire elfique alors que non, je ne reconnais clairement pas cet endroit. Cependant, de même que la lucidité la douleur se réveille, et je sers les dents le temps de me reprendre, du coup absolument pas attentif aux premières paroles de l'étrangère. J'ai connu de nombreuses batailles, gagnées ou perdues, je ne vais tout de même pas m'effondrer pour une flèche et quelques entailles, si? Bon, ok, c'est peut-être un peu plus d'une flèche et quelques entailles, et m'effondrer je l'ai déjà fait, sans quoi ce ne serais pas mon cheval qui aurait mené la route mais moi.
L'elfique encore. Je me raccroche à ma langue maternelle, que je n'utilise pourtant que trop rarement, pour ne pas sombrer de nouveau, écoutant chaque note tout en profitant de la musique de la voix de mon hôtesse. Aliénor, joli nom, même s'il a tendance à sonner comme celui de cette harpie de Elenor. Cette femme, à première vue, m'inspire bien plus confiance que celle à laquelle mon père croit pouvoir tout confier. J'observe un instant son regard, de ceux qui ont trop vécu, tout en espérant encore quelque chose de la vie, avant de répondre à sa question.
"Je suis Elladan Peredhel, de Isildur, bien que j'y mette jamais les pieds en fait..."
Préciser que je ne suis rien d'autre que l'inconscient de fils du seigneur Aredhel? Je doute que cela me soit utile. Premièrement, c'est une information que je considère totalement nuisible à toute relation saine avec quiconque, comme systématiquement les gens allient "seigneur" et "respect" dans leur attitude, ce qui a le don de m'énerver au plus haut point comme de respect je n'en demande aucun (ceci est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je ne passe pas plus de temps que cela chez moi, où tout le monde me connait pour ce que je suis). Secondement, je ne tiens absolument pas à entendre parler de cette histoire le jour où j'y remet les pieds, vu que j'ai déjà un pansage de plaie provoquée par une épée d'homme par la princesse de Cirth à mon compteur depuis la dernière fois que j'ai eu l'occasion d'une discussion avec mon père... en y rajoutant toutes les blessures que je me suis soigné moi-même ou pour lesquelles je me suis contenté d'un semi-guérisseur de passage.
Avoir une certaine expérience des blessures et de la douleur ne supprime toutefois pas tous les réflexes stupides que peut avoir mon corps, et je ne peux absolument pas bloquer un cri quand elle retire la flèche de mon épaule, me tirant cependant un sourire comme elle me fait remarquer que j'ai eu de la chance qu'elle ne soit pas plus proche de mon cœur. Sans doute que si je n'avais pas porté de protections, je ne serais surement plus là pour en parler, quoique je ne compte absolument pas m'amuser à chevaucher avec de l'acier sur le dos. La protection aussi minimaliste soit-elle du cuir me va très bien, et c'est plus léger et pratique lorsque je m'éloigne plusieurs mois, voire plus longtemps encore, de chez moi.
"Valor... Je suis déjà venu dans cette cité, c'est plus ou moins ma route lorsque mon chemin croise celui de ma cité. N'est-ce pas une cité des hommes? Vous avez l'air, j'veux dire, pas la plus humaine de ses habitants."
On réfléchit à des choses futiles parfois, mais peut-être est-ce un moyen de mon cerveau d'oublier la douleur qui continue à se propager.
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Jeu 30 Jan - 13:20


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
Elladan & Aliénor

Sans me presser, faisant attention à ce que je fais pour ne laisser aucune cicatrice supplémentaire sur le torse de l'elfe, je mêle eau, baume et magie elfique. De temps en temps je marmonne quelques paroles permettant de réparer les tissus de peau déchirés. J'ai conscience que c'est douloureux, alors j'essaye également d'apaiser la souffrance de l'inconnu en posant ma main sur son épaule, diffusant une douce chaleur dans son corps. Peu à peu, l'anesthésie fait effet. Je me permet donc de me détendre un peu et de répondre enfin à ses paroles.

« Eh bien j'espère que vous aimerez Valor plus qu'Isildur, car dans votre état vous devrez rester ici un bon moment. » Dis-je calmement.

Je marque une pause et observe l'elfe allongé sur le lit. Sa remarque n'est pas erronée, je ne suis pas humaine, mais je ne suis pas une elfe non plus. Ma place n'est nul-part et partout à la fois. Je suis une hybride dans un monde où l'on aime surtout la pureté du sang. Il n'y a que par mes actes que j'ai réussi à gagner le respect de mon peuple. Je fais un petit sourire triste. Ce n'est pas sa faute s'il pose une question délicate pour moi, il ne peut savoir à quel point mes parents me manquent. Voilà seulement cinq ans que ma mère nous a quittés.

« Mon père était le seigneur de Valor, un homme admirable. Ma mère était une elfe douce et très pure. Ensemble, ils ont dirigé cette cité. Mon père est mort depuis un siècle, ma mère l'a rejoint il y a cinq ans de cela. »

Je soupire et me lève lentement pour rejoindre la fenêtre. Je regarde en contre-bas mon peuple qui s'anime, les paysans qui travaillent, les gardes qui font leur ronde. Mes pupilles elfiques transpercent l'horizon pour accrocher au loin le cimetière de Valor, et plus précisément un grand dallage de marbre sous lequel reposent mes parents. Gêné par ma mélancolie, Brutus vient se frotter contre ma jambe, cherchant à me réconforter. Je baisse les yeux sur lui et le gratte entre les oreilles avant de sourire et de me retourner vers Elladan.

« Que vous est-il arrivé, pour vous retrouver dans cet état ? Je me doute que vous n'êtes pas tombé dans un escalier. »

tentative d'humour, peut être que cela détendra un peu l’atmosphère. Je comprends que la méfiance soit de mise, mais je ne le supporte pas bien pour autant. Je suis une personne trop chaleureuse pour apprécier les échanges froids et protocolaires.

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Sam 1 Fév - 3:00

Elladan & Aliénor
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"Si c'est un escalier, je ne veux pas y re-monter de si tôt. Nan, pas un escalier, juste... juste un mauvais calcul du nombre d'orcs qui étaient dans le même coin de prairie que moi. C'est pas la première fois, ne vous en faites pas à ce sujet."
Remarque stupide, comme je doute qu'elle s'inquiète longtemps pour un simple étranger. Cependant, à l'observer de plus près, j'ose penser qu'en fait, si, elle serait capable de s'inquiéter pour un simple étranger.
"Excusez-moi. De vous avoir menée vers des endroits où vous ne désiriez pas vous rendre. J'en suis un aussi vous savez, de ce mélange de races. C'est pas sans se remarquer je pense, j'ai tendance à revendiquer mon humanité depuis un siècle ou deux."
Quelle en est exactement la raison? Je ne le sais pas vraiment, à dire vrai. Peut-être est-ce une façon de me démarquer au milieu de ces elfes trop soucieux des traditions et de la pureté de la race, même si je n'ai jamais pris mon père en faute à me rabaisser à mon rang de bâtard, comme peuvent le faire certains elfes. Pour mon père, la seule erreur que j'ai commise, la seule raison pour laquelle il m'a consciencieusement évité au cours de mon premier siècle, c'est que ma naissance ai été pour lui synonyme de deuil, ma mère y ayant perdu la vie.
"Je doute parfois, souvent. Mais on peut cumuler les qualités des deux races, et ça, aucun elfe ne pourra en faire autant. Il n'y a aucune honte à retirer de ce que nous sommes. Aieuh ça pique!"
Moi douillet? Absolument pas, sauf quand on touche à l'une de mes plaies ouvertes, et ce même si j'avais l'esprit occupé ailleurs. Bon, c'est pas pour ça que je lui en tiendrais rigueur, sinon j'aurai un sérieux problème avec ma famille (ok, j'en ai déjà pas mal), enfin, avec ma VRAIE famille, soit mon père et ma tante, avec lesquels je n'ai plus tellement à me plaindre ces derniers siècles.
"Vu que je pense que vous avez pas qui que ce soit de ma famille dans vos murs - bon, du coté de ma mère, j'connais pas, mais d'un autre coté j'ai plus de quatre siècles, doit plus y avoir grand monde -, si vos citoyens sont pas du genre à s'agenouiller devant chaque oreille pointue qu'ils croisent, j'pense pouvoir dire que je préfèrerais de loin votre cité à la mienne."
Intrigué par la jeune femme face à moi, et ne tenant curieusement pas à la voir plus longtemps sans sourire, je lève la main vers son visage pour poser le revers de mes doigts contre sa joue, passant mon pouce sur la peau de sa joue.
"Je ne veux pas vous causer de peine. Pardonnez ma maladresse, je suis bien plus apte à laisser mes armes parler pour moi qu'à avoir un minimum de jugeotte sur ce dont je ne devrait pas épiloguer."
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mer 5 Fév - 17:07


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On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
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J'arrive enfin à la fin des soins. Ce n'est pas dommage. Le pauvre a décidément reçu beaucoup de coups. Son histoire à propos des orcs explique en grande partie ses blessures. Cette flèche que j'ai retirée de son épaule ressemble en effet à celles des troupes noires. Mon regard glisse discrètement sur le torse d'Elladan. Vu le nombre de cicatrices, il n'a pas du chômer pendant ces quatre siècles. Mais si je croyais que sa peau couverte d'anciennes blessures me déplairait, elle est en fait agréable à regarder. Ça lui donne un air aventurier. C'est d'ailleurs probablement ce qu'il est. Je hoche simplement la tête lorsqu'il m'explique qu'il est lui-même fier d'être à moitié humain. Je comprends ce sentiment. Les elfes purs ne sont pas mes meilleurs amis. Seules les connaissances de ma défunte mère ( qui commencent à se faire très rares ) ont encore leur place dans mon coeur.

« Ce n'est jamais simple d'être différent des autres, mais ça a parfois son utilité. » Dis-je doucement.

Je comprends rapidement que la relation que mon invité entretient avec sa famille est assez tendue. Mon regard s'emplit malgré moi de tristesse. C'est mon côté elfique qui ressort. Je ne supporte pas les sentiments négatifs. Pourtant j'essaye de n'en rien montrer. Chose vaine, car il semble l'avoir remarqué. Ses doigts rendus rugueux par les armes se posent sur mes joues froides et les réchauffent. Ses lèvres esquissent un sourire alors qu'il présente des excuses. Je souris alors à mon tour, consciente que cette situation est des plus étrange.

« Il n'y a rien à pardonner Elladan. Vos intentions sont louables malgré votre maladresse. »

Son incapacité à s'exprimer aisément m'amuse plus qu'elle me blesse. Gêné par ses propres mots qui échappent à son contrôle, il ressemble davantage à un enfant confus de sa bêtise qu'à un adulte de quatre-cent ans. J'ai presque envie de le prendre dans mes bras pour le réconforter, mais je ne le ferai pas. J'ai trop de dignité pour ça. Je dois respecter les usages. Après tout cet homme est un inconnu. J'ai pourtant l'impression de le connaître depuis des lustres. Lui parler est simple et agréable, ça coule de source, c'est naturel. Je me sens à l'aise en sa compagnie. Je ne suis pas pressée qu'il s'en aille. J'exprime donc cette pensée peu orthodoxe.

« Vous êtes ici chez vous. Reposez vos blessures et profitez du calme de Valor. Peut être même aurais-je la chance de vous avoir à mes côtés pour une balade à cheval ? Mes hommes ont rattrapé le vôtre non-loin de la cité. Il a été soigné et placé dans mes écuries privées. »

Le devoir m'appelle, j'ai encore tellement de choses à faire avant ce soir que je doute d'y parvenir, mais je n'ai guère envie de quitter cette pièce. Une dame de la cour vient pourtant me ramener à l'ordre en frappant à la porte entrouverte.

« Veuillez m'excuser Madame, mais un homme demande audience, il a l'air très énervé. » Je grimace avant de lui répondre avec une douceur incroyable : « Dites lui que j'arrive immédiatement. »

Une fois qu'elle a quitté les lieux je soupire et regarde Elladan avec tristesse.

« Je suis désolée, je dois m'occuper de cette sale affaire. Pouvez-vous rester seul une petite heure ? »

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Ven 7 Fév - 1:26

Elladan & Aliénor
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Jolie, douée pour me soigner, et compréhensive. Comment je me suis débrouillé pour ne pas la croiser jusque là? Ok, Elladan, tu t'embrouilles. Comment je me suis débrouillé pour me retrouver à me faire soigner par une femme semblant si parfaite à mes yeux? Bon ok, j'abandonne. Sa peau est si douce sous mes doigts, plus habitués au cuir de mes rênes, au métal de mon épée, ou encore au bois de mon arc, qu'à la peau d'une femme. Bon, je ne nierais pas qu'en quatre siècles, j'ai eu quelques aventures, mais rien de vraiment sérieux comme je ne sais ni tenir en place ni m'accrocher à quelqu'un, ayant trop d'inquiétudes à l'idée de le perdre. Cependant, je me perds dans ses yeux, et ce n'est que lorsqu'elle évoque mon cheval que je parviens à en éloigner le regard, rassuré que l'étalon s'en soit tiré lui aussi. Ma seule inquiétude lorsque je combats vient de ce cheval, je ne supporterais pas qu'il soit abattu par ma faute, alors qu'il n'a rien demandé. En effet, malgré toute la bonne volonté de ma monture, il préfèrerait être ailleurs que dans les guet-apens dans lesquels je me fourre toujours. Sur ce point, je regrette de loin mon ancien cheval, qui se jetait à corps perdu dans la bataille sans que je n'ai rien à lui demander... à vrai dire, c'est son absence de réflexe de fuite qui a causé sa perte, d'ailleurs.
"Merci. Pour tout ce que vous avez fait pour moi. J'aimerai pouvoir vous rendre la pareille. Je n'aime pas avoir de dettes."
Et je n'aime pas non plus que les gens pensent avoir une dette envers moi. Pour moi, rendre service doit être un acte volontaire, pas un moyen d'obtenir ou régler une dette, comme trop de personnes pensent que cela doit l'être.

Nous ne continuerons cependant pas la conversation de suite comme une femme pénètre dans la pièce pour demander la présence de Aliénor. Lorsqu'elle s'excuse pour prendre congé, je prend légèrement sa main dans la mienne, attendant que ses yeux croisent de nouveau les miens pour lui répondre.
"Vous n'avez pas à vous excuser. Et je vous promet de ne pas essayer de me suicider durant votre absence."
Je souris de nouveau, tentant un rire mais la douleur dans mes cotes me calme immédiatement. Je la laisse retirer sa main de la mienne avant de remonter les couvertures sur moi.
"J'vais en profiter pour dormir. N'hésitez pas à me réveiller à votre retour, je ne tiens pas à vous faire attendre que je réagisse."
On peut être nomade, habitué aux dangers de la route et à la menace des orcs, et savoir dormir d'un sommeil de plomb dès que ma route croise celle d'un foyer à peu près sécurisant. Avantage ou défaut,, ça dépend des situations. Idéal pour ne pas croiser Iselin quand mes grasses matinées se passent à Isildur, pas terrible quand mon interlocutrice est aussi intéressante. Ok Elladan, tu recommences...vas donc dormir.
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mar 18 Fév - 21:33


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
Elladan & Aliénor

Rassurée par son humour et sa promesse de rester tranquille, je laisse Elladan au confort silencieux de sa chambre. Je regagne rapidement la salle du trône ou un homme de grande stature est en train de faire les cent pas. Je sais qui il est et sa présence ne me dit rien qui vaille. De tous ceux qui habitent ma cité, c'est lui que je hais le plus. Je refuse de le bannir car il est utile au bien être de mon peuple, mais son caractère nous a déjà opposés de nombreuses fois. L'expression sur son visage est ferme, dure, crispée. En vérité, il fulmine complètement. Je ne prête que fort peu attention aux grands mouvements de ses bras dans l'air. Il essaye de se montrer imposant, or je suis loin de le craindre. Je prends mon temps pour m'installer sur mon siège, puis prends une inspiration discrète.

« Avancez, seigneur Galeçan. Vous avez demandé audience. » Dis-je fermement mais sans colère.

Non seulement il s'avance, mais il dépasse la limite autorisée en grimpant les marches qui mènent à mon trône. Avec son allure de gorille, il me fait presque de l'ombre. Il pue l'alcool et la transpiration. Ses sourcils se rejoignent pour n'en former qu'un et sa machoire inférieure est plus avancée que la supérieure, ce qui renforce son apparence simiesque. Je ne montre aucune crainte face à sa soudaine proximité. Je reste là, assise bien droite, les yeux vissés aux siens. Je ne ramperai pas devant cet ivrogne. Sa voix est pâteuse, ses paroles sont jetées à mon visages comme un venin.

« Voui m'dame ! Une audience ! Parce que v'voyez, vos gardes se sont permis de venir voler chez moi ! »

Je fronce les sourcils. De quoi diable parle-t-il ? Je tourne la tête pour demander silencieusement au garde le plus proche de s'approcher. Il s'incline et prends la parole, comme j'attends qu'il le fasse.

« Majestée, je n'ai fait que suivre votre loi. Le seigneur Galeçan n'ayant pas payé ses trois derniers impôts, la somme requise sera retirée sous forme de blé, afin de subvenir aux besoins de la communauté. »

Je hoche la tête et le renvoie à sa place d'un mouvement léger de la main. C'est vrai, cette loi existe. Elle a été crée par mon père lui-même lors de l'apogée de son règne. Ainsi les paysans n'ayant plus d'argent pouvaient rembourser leurs dettes autrement et ceux n'ayant pas assez à manger recevaient un supplément de céréales. C'était finement pensé. Je dévisage le seigneur.

« Votre blé a été réquisitionné pour le peuple. Vous devriez être fier de votre générosité plutôt que de vous plaindre du peu que vous perdez. J'aurais pu envoyer mes gardes chercher votre tête, au lieu de quelques grains. Estimez vous heureux et disparaissez de ma vue. La prochaine fois que vous aurez une requête aussi stupide à me faire passer, abstenez-vous. » Je parle lentement, mais c'est là que je fais le plus peur.

Je me lève et quitte la pièce sans un mot de plus. Justice a été rendue. Je retourne à la chambre où Elladan s'est profondément endormi. Je m'installe sur le tabouret à son chevet et l'observe quelques minutes. Il a un visage si doux et si paisible... J'ai du mal à croire que c'est le même qui est arrivé tout à l'heure dans un état critique. Du bout des doigts, je replace une mèche de ses cheveux avec les autres, découvrant ses paupières closes. Il est beau. Il est terriblement beau. Un frisson parcourt ma colonne vertébrale et je rougis en détournant vivement le visage. Je suis en train de divaguer. Je suis encore perturbée par mon entretient avec Galeçan, mes émotions sont à vif. Je respire profondément pour me calmer. Lorsque je reporte à nouveau mon regard sur Elladan, je sursaute, car ses yeux sont ouverts et il m'observe.

« Ah ! Vous...Vous êtes éveillé. » Oui, je suis un génie de déduction.

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mar 25 Fév - 22:44

Elladan & Aliénor
« No ce ammaer ab lû thent... »
En temps normal, ce que j'appelle "sommeil de plomb" est teinté de rêves et de cauchemars me faisant parfois me demander comment je peux parvenir à me trouver plus reposé en me réveillant qu'en m'étant couché. Après tout, je ne peux clairement pas dire honnêtement avoir l'esprit tranquille après avoir vu les horreurs commises par les orcs, ou toutes créatures de ce genre, et avoir moi-même tué tant de ces créatures. Ce ne sont que des monstres, des créatures qui n'ont aucune légitimité d'existence sur cette terre, mais teindre sa lame du sang de n'importe quelle créature touche un elfe bien plus profondément qu'il ne veut bien l'avouer, même quand elfe, il ne l'est qu'à demi. Cependant, pour une fois, ce ne sont pas les cauchemars qui ont accompagné mon sommeil, mais un simple vide, bienfaiteur, bien plus reposant que d'habitude, et tentant en même temps d'accorder mon esprit sur mes pensées embrouillées. J'ai déjà eu des aventures, oui, rien de bien sérieux cependant, les dérives d'humanité d'un semi-elfe en manque d'affection, de ces histoires qui ne peuvent aboutir à rien tant l'une des deux parties s'obstine à rejeter toute présence extérieure, tout attachement qui pourrait constituer une faiblesse à son cœur le jour où quelque chose de mauvais se passe. J'ai vu le regard chargé de douleur de mon père longtemps après ma naissance, la mort de sa bien-aimée, cette mère que je n'ai jamais connu, et le seul mérite que je peux reconnaitre à Elenor est d'être parvenue à le voir sourire de nouveau. Je ne tiens absolument pas à avoir la même rancœur au cœur, et sans doute est-ce ce qui m'éloigne de toute relation quelle qu'elle soit.
Cependant, là, ici et maintenant, mes pensées se battent en duel, partagées entre cette vérité qui me caractérise depuis toujours et l'étrange perturbation que me provoque la semi-elfe gardienne de ce lieu.

Sentant une présence près de moi, dans mon sommeil, j'entrouvre les yeux pour la voir revenue à mon chevet, et les ouvre donc complètement, n'ayant pas le temps de parler que déjà elle tourne le regard vers moi, et je croise de nouveau ce regard si envoutant que je ne trouve autre chose à faire que m'y perdre.
"Il ne fallait pas hésiter à me réveiller. Je n'ai pas si bien dormi depuis longtemps, mais j'aime autant ne pas m'y habituer de trop. Le retour au sol battu n'en est que plus dur quand je profite trop longtemps d'un peu de confort."
C'est pas une des nombreuses raisons que j'ai donné à mon père pour expliquer que je ne reste jamais plus d'une nuit quand je suis de passage à Isildur? Cela se pourrait, bien que des raisons, je lui en ai donné tellement, plus ou moins valables, que j'ai tendance à en perdre le fil.
"Vous avez l'air retournée. Qu'est-ce qui s'est passé durant votre absence, si cela fait partie des questions que je peux me permettre de poser?"
Isiltir ne me connait pas spécialement pour savoir m'adresser à un roi sans sortir des plates bandes de ce qui m'est normalement autorisé, et bien que lui soit plus que tolérant avec ma maladresse naturelle en vertu de l'amitié qui lie nos deux familles, son conseiller n'apprécie guère que le "bâtard d'elfe" se permette tant de familiarité avec sa Majesté. Je doute d'être moins maladroit avec cette noble qui semble me rendre plus idiot que je peux l'être habituellement, alors je préfère autant prndre des précautions. 
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Sam 8 Mar - 18:30


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
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Je n'ai pas sursauté parce que je ne m'attendais pas à ce qu'il se réveille. A dire vrai, je l'espérais même. C'est plutôt parce qu'une fois encore la profondeur de ses yeux me surprend. Il a le regard d'une personne qui a beaucoup vécu, peut être un peu trop, et qui cherche en vain la sérénité. Dire que je pense représenter cette paix dont il a besoin serait extrêmement vaniteux de ma part, mais le songer reste à la limite de l'acceptable. Il me dit que j'aurais du le réveiller dès mon arrivée dans la chambre, prétextant une histoire d'habitude au confort. Je ne peux m'empêcher de sourire et de hausser les épaules. Que dire de plus ? Il sait déjà que son excuse ne tient pas debout. Je ne vais pas lui en faire la remarque. Finalement ses sourcils se froncent et il me demande ce qui me trouble. Je soupire en fermant à moitié mes paupières. Il craint de m'avoir offensée en étant trop curieux. Je secoue la tête négativement.

« Non, vous n'avez rien fait de mal. Vous êtes mon invité. Parlez à votre convenance. »

Je marque une pause, me demandant intérieurement s'il est vraiment sage de lui répondre. Ce sont des problèmes qui ne le concernent pas. Je ne vois pas de quel droit je lui imposerait mon fardeau. Je suis la reine de ce royaume, je dois savoir de diriger sans l'aide de personne. Pourtant l'envie de me confier à Elladan me brûle les lèvres. Pour une raison que je ne saurais identifier, je lui fait confiance pour m'écouter sans me juger.

« Je rencontre quelques soucis avec un paysan très influent. Une sorte de gorille gigantesque imbibé de vin. »

Je me rend compte que je parle de cet homme qui fait partie de mon peuple avec bien plus de dédain que ce que j'avais prévu. Je me racle la gorge, gênée. Ce n'est pas dans mes habitudes d'être aussi sèche dans mes propos. Je suis toute retournée par l'attitude de cet immonde fermier, mais il fait partie de Valor. Je n'ai pas le droit d'en dire du mal ainsi. Je tente maladroitement de me rattraper.

« Bien sûr ce n'est rien de grave, chaque royaume a sa brute mal léchée. Et puis il n'a jamais mis des menaces à exécutions. »

Et il y en a eu des menaces. Pendant un temps nous avons craint qu'il mette le feu à toutes les plantations et plonge Valor dans une période de famine. Heureusement ça n'a pas été le cas. La dernière menace du gorille dans le registre a été : " Je verserai du poison dans tous les abreuvoirs. Sans viande, vous périrez tous ! " Je continue de me demander comment LUI il survivra sans blé ni viande. Je doute qu'il ai réfléchi à ce point là. Ça nécessiterait d'avoir des facultés mentales dont il n'est pas doté, aux dernières nouvelles.

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Ven 21 Mar - 14:06

Elladan & Aliénor
« No ce ammaer ab lû thent... »
Suite à ses paroles, je me redresse comme je le peux sur les oreillers pour me retrouver assis, presque à sa hauteur, et non plus allongé à observer le plafond pour la regarder. Ceci fait, je passe la main sur ma blessure, ayant légèrement grimacé sous l'effort fourni, avant de la regarder de nouveau, compréhensif.
"Comme vous le dites, chaque contrée a ses soucis. Peut-être une autre raison qui me fait préférer la route à ma cité. Allez savoir, j'ai l'âme nomade et les seules responsabilité que l'on sait pouvoir me donner sont d'ordre messager, même si mon père espère toujours me voir prendre sa suite un jour. Nous n'en sommes pas encore là."
Si je n'ai pas encore explicitement précisé dans notre conversation que mon père se trouve être le seigneur de notre cité, j'ai l'impression d'avoir mener ma barque trop près de ce rivage. A vrai dire, peu m'importe, il est plus aisé de parler simplement à un fils de seigneur à une reine qu'à un villageois... même si d'ordinaire, je préfère discuter avec un villageois qu'un noble, n'aimant que peu les discussions des cours.
Pour tout avouer, malgré que je préfère de loin parcourir ces terres à demeurer trop longtemps dans cette cité où il me démange fortement de planter ma dague dans la gorge de quelque noble, si mon père me demandait de revenir je le ferais. Juste pour éviter au peuple de Isildur le malheur d'être gouverné par Elenor ou Iselin... 
" Certains n'auraient pas votre clémence. L'un des conseillers de notre roi a la sentence facile. Certainement que votre homme ne l'aurai pas ennuyé bien longtemps. J'ai moi-même tendance à me méfier de cet elfe, bien qu'en ma qualité de messager, je le croise fréquemment."
Je l'observe un instant en silence avant de reprendre.
"Vous avez déjà voyagé sur les terres elfiques? Je veux dire, la curiosité m'a pris bien jeune de connaitre ces origines humaines dont on ne me parlait guère, et même s'il m'a fallu attendre que les circonstances me le permettent, je passe désormais presque plus de temps parmi les hommes que les elfes. Cette même curiosité aurait-elle pu vous toucher au sujet de vos origines elfiques?"
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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Sam 5 Avr - 18:39


No ce ammaer ab lû thent

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort, il était bien trop triste et bien trop fort, mais depuis qu'il est mort elle sait qu'il existe sous les cerisiers blancs, l'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement.
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D'avoir parlé de mon problème avec le paysan, je me sens plus calme et plus légère. Le poids qui pesait sur mes épaules s'est évaporé. Cela fait parfois du bien d'avoir quelqu'un à qui parler de ces choses-là. Bien entendu, j'ai une cours et des suivantes dont c'est probablement le devoir, mais c'est agréable de croiser quelqu'un qui s'y intéresse vraiment et qui ne hoche pas la tête sans rien comprendre, juste par politesse. J'ignorais en l'acceptant dans ces murs que la présence d'Elladan changerait tant de choses dans ma façon de voir le monde. Contrairement à moi qui ne quitte presque jamais Valor, il voyage énormément et découvre un tas de cultures différentes. J'aimerais avoir la vie qu'il a, je suppose. Malheureusement ce n'est pas le cas. Je suis reine et je dois rester ici pour veiller sur mon peuple. J'imagine mon invité sur son cheval, bravant le vent et la pluie sur les routes pour délivrer des messages, vivant au jour le jour sans dépendre de qui que ce soit, libre d'aller et venir comme bon lui semble.

« Votre statut de nomade est tout à votre honneur. Ce doit être merveilleux de bivouaquer, de dormir sous les étoiles et de voir tant de paysages différents. » Dis-je avec un air légèrement envieux.

Un sourire mince s'étire sur mes lèvres lorsqu'il mentionne ma clémence. Il est vrai que je n'ai pas de plaisir particulier à semer la souffrance et la mort. Dès que je peux le faire, j'évite les séances de torture et autres mises à mort inutiles. Je crois en la diplomatie et en l'a suprématie du cerveau sur la force. C'est bien beau de savoir trancher des têtes comme un professionnel, mais il n'est pas aussi aisé de parvenir à forger des accords entre des peuples agressifs. Je ne me vante pas d'être très intelligente, mais j'aime faire marcher mes neurones plutôt que mes muscles. J'en ai, je sais les utiliser, je me défend très bien à l'épée et au tir à l'arc, mais rien ne me plait plus que d’échafauder des plans complexes pour parvenir à mes fins. La ruse, c'est mon domaine de prédilection.

« Je connais celui dont vous taisez si poliment le nom. Je ne cautionne que très peu ces pratiques barbares. Je préfère rendre la justice de façon plus juste et moins...sale. » Je prononce ce dernier mot avec un mine de dégoût.

Je sais que certains criminels sont écartelés, écorchés vifs, dévorés vivants par des fauves, dans certaines villes. Je refuse que cela arrive à Valor. Cette cité représente la mémoire de mes parents. Je veux qu'elle reste le havre de paix qu'elle a toujours été. La demande suivante d'Elladan me perturbe légèrement. Pour une raison que j'ignore, je ressens une profonde honte à ce sujet. Je suppose que c'est étrange pour une reine à moitié elfique de ne pas connaître les terres en dehors de ses frontières. Je rougis légèrement et maudis au passable mes origines à moitié humaines pour cette réaction sanguine peu discrète.

« Je... J'étais assez jeune lorsque mon père est mort. Par la suite je n'ai pu me résoudre à laisser ma mère pour partir à l'aventure. Je ne connais pas les Terres Elfiques. Je n'ai foulée nulle autre terre que celle délimitée par mes frontières. » Je murmure, gênée.

D'un geste maladroit, je replace une mèche de mes cheveux en arrière car elle tombait entre mes yeux et chatouillait le bout de mon nez.

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Dim 20 Avr - 22:45

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« No ce ammaer ab lû thent... »
Je m'en veux de mes paroles lorsque je vois l'expression de honte qui prend place sur son visage, et la gène qui la suit. Je devrais parfois apprendre à me taire ou à réfléchir à mes paroles, mais je ne possède ni la diplomatie de mon père ni le tact de mon demi-frère - seule chose que je dois lui concéder, Iselin sait parler, et bien parler, trop sans doute.
"Excusez mon manque de tact, je ne voulais pas vous mettre dans un tel état. Je suis de ceux à qui on ne confie pas de responsabilités sur ses propres terres en sachant pertinemment qu'il trouvera ailleurs où aller. Mais, justement, il se trouve qu'une fois n'est pas coutume, c'est vers Isildur que ma route me menait. Cela vous dirait-il de m'accompagner?
Sans doute me répondra-t-elle qu'elle ne peut abandonner ses terres le temps d'un voyage, ou que je ne passe pas par quatre chemins vu que nous nous connaissons depuis à peu près une demi-heure, mais loin de toute intention égoïste - bien que je dois admettre que je ne reste pas tout à fait insensible face à elle -, c'est une proposition totalement désintéressée que je lui fait, l'une de celles que j'aurai aimé qu'on me fasse dans ma jeunesse, surtout quand je me rappelle des déboires de mes premières chevauchées. Il n'est pas évident pour un elfe d'un siècle et demi de faire ses premiers pas sur les terres des hommes, surtout lorsqu'il est seul avec son cheval. Et sincèrement, ce ne sont pas mes origines humaines qui m'ont aidé sur ce coup-là.
"Ce n'est pas...enfin...Vous m'avez assurément sauvé aujourd'hui, et j'ai une dette certaine envers vous. Si je peux vous offrir de m'accompagner, ce sera avec plaisir. Cela ne la remboursera pas, mais ce sera déjà un début."

©flawless


(dsl du retard :/ )

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mer 2 Juil - 10:27


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Il est étrange de se sentir si bien en compagnie d'une personne que l'on vient de rencontrer. J'ai comme le sentiment que nous étions destinés à nous connaître. Il y a quelque chose dans son aura qui me réconforte. Cela faisait longtemps que la solitude n'avait pas quitté mon esprit. C'est terriblement agréable. Un mince sourire gêné s'étire sur mes lèvres lorsqu'il recommence à s'excuser pour ses manières. A vrai dire, il n'a pas fait de mal, ça me fait du bien de parler de ces choses là de temps en temps. Je crois que j'ai simplement perdu l'habitude d'avoir quelqu'un à qui parler de tout et de rien sans complexes. En revanche, sa proposition me déconcerte énormément. Mes yeux s'agrandissent d'étonnement. L'accompagner en territoire elfique ? Ça par exemple. On ne me l'avait jamais proposé jusqu'ici. J'ai toujours pensé que ma place se trouvait uniquement chez les hommes et que l'autre partie de moi n'avait plus tant d'importance que cela. Me voici devant un cruel dilemme. Pour être complètement honnête envers moi-même, j'ai terriblement envie de partir à l'aventure aux côtés d'Elladan... Mais que deviendrait Valor sans personne sur le trône ? J'ai beau y réfléchir profondément, je ne vois nul habitant de la cité capable d'assurer la régence en mon absence. Je soupire et pose ma main sur celle de mon nouvel ami.

« Non non, j'ai envie de venir, je vous assure. C'est simplement compliqué dans la situation où je me trouve. J'ai d'énormes responsabilités ici et personne pour me remplacer. Je doute que m'éloigner maintenant soit bénéfique pour mon peuple. » Dis-je avec une voix douce et rassurante.

Je ne veux pas qu'il pense que je ne souhaite pas partager sa compagnie. C'est au contraire la chose que je veux le plus à l'instant. La simple idée de le voir quitter Valor me donne des frissons d'horreur. Comment retrouver la monotonie de ma vie d'avant, maintenant que je sais qu'il m'est encore possible de rire aux éclats en compagnie de quelqu'un ? Je l'observe, une lueur nouvelle dans les yeux. Serait-ce possible ? Peut être bien. Peut être bien que je ne le vois pas que comme un ami. Jusqu'ici je ne croyais pas au coup de foudre, mais mes parents étaient la preuve que le phénomène existait. Pourrais-je faire perpétuer la tradition de l'amour au premier regard ? Le rouge me monte aux joues et je détourne le regard. Fichus gênes humains. Une elfe ne rougirait pas si facilement, ses émotions ne seraient pas si visibles. Il est temps d'écourter cette discussion avant que je ne dérape et que je m'engage dans une pente dangereuse.

« Je... Je vais aller vérifier que votre cheval se remet convenablement de ses blessures. Je m'en voudrais de retarder votre retour à Isildur. Reposez-vous, Elladan. » Dis-je avant de me lever un peu plus rapidement que je le voudrais.

C'est avec un pas rapide et émotif que je quitte la pièce. Me voilà dans une situation vraiment délicate.

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MessageSujet: Re: « No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END] Mar 15 Juil - 0:15

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« No ce ammaer ab lû thent... »
Je souris amusé de voir ses joues se teinter de rose alors qu'elle cherche un moyen de se défiler de ma présence, et je prends dans la mienne la main qu'elle pose sur la mienne, tiquant sur la douceur de sa peau, en comparaison avec la rudesse de mes doigts forgés par le cuir de mes rênes et le bois de mon arc, en profitant pour l'observer une fois de plus. Sincèrement, de l'avis d'un homme connaissant aussi bien les humains que les elfes, elle n'aurait, contrairement à moi, aucun mal à se faire passer pour une elfe de pur lignage, peut-être même face au radar anti-"bâtards" de Hralien.

"Merci à vous. Je... Merci."

Ne me demandez pas d'expliquer la raison de ma perte de mots, je n'en ai aucune à donner. Il n'est pas difficile de comprendre que Aliénor n'est pas sans me faire de l'effet, sans me faire me poser vingt-cinq questions à son sujet, mais j'avoue sans détour être un parfait ignare en matière de sentiments de ce genre, même si, contrairement à nombre 'elfes, je n'ai pas franchement attendu le mariage pour partager la couche d'une femme... Des histoires sans lendemain cependant, où les sentiments n'ont jamais franchement intervenu.
Là, pour le coup, j'ose me demander si j'ai pas réussi à me faire harponner sans l'avoir cherché... Et je la regarde partir rapidement, attendant que la porte se referme totalement derrière elle pour me réinstaller dans les oreillers, songeur. Il faut vraiment que je me rende le plus tôt possible à Isildur, mon père m'y ayant réclamé, mais je suis quasiment certain que ma route repassera par Valor dès mon départ de ma cité natale.

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« No ce ammaer ab lû thent... » | Ellanor - Chapitre 1 [END]

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